Introïbo ad altare Dei...
J’irai vers l’autel
Dans l’arène du Soleil,
Où fume l’encens
Et s’élèvent les chants…
Dehors la multitude en fête
Clame le sol vainqueur
Sur lequel la masse du Taureau
Du poids d’un péché monstre
Pose son sabot.
Comme le font rois et princes
Baisant la terre pécheresse
Arrosée du sang
De la victime offerte.
Dans leurs transports amoureux
Quelles sont ces Noces
Où sous la robe blanche
Et l’habit de lumière,
Le prêtre et le torero offrent
Le corps à corps sanglant d’une liturgie céleste
Contre la corne antique du mystérieux Autel ?
Les anges invisibles
Parent les sacrificateurs de joyaux et brocards,
Tissant au fil d’or
Leurs montures.
Et la foule hurle
La révolte des moines agitateurs,
Dans la vigile du solstice,
La trace du glorieux couchant,
Sur la presqu’île de l’arène
Ouverte comme un œil désemparé
Par de pareilles transes.
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